dimanche 29 mai 2016

La mairie de Toronto

... représente un oeil, les 2 paupières et l'iris au milieu...Moi j'aime bien ;)








lundi 23 mai 2016

40 piges!

En ce jour mémorable, on se rend compte qu'on vieillit, on fait le bilan, on pense à sa vie...tout ça tout ça....c'est pas facile....Mais! Heureusement que les copines sont là pour nous aider à voir la réalité en face:

Donc, j'ai reçu cette belle photo d'une après-midi typique avec les copines quand on avait 14-15 ans....


Et un beau cadeau d'anniversaire de mes copines actuelles....



Et donc ça m'a rassurée de voir que le temps qui passe est un concept très abstrait en fait, parce que finalement quand on est con...on est con....et le temps qui passe ne fait rien à l'affaire... ;)

lundi 16 mai 2016

Fort Mc Money

Vous avez sûrement entendu parler des feux de forêt en Aberta ces dernières semaines. Alors non, Georges n'a pas brulé, Fort Mc Murray est à 5h de route d'Edmonton au nord nord nord de l'Alberta dans la région de l'Athabasca là où il y a les gisements de sable bitumineux. Le feu n'est pas descendu jusqu'à Edmonton et Georgy est safe ;). Fort Mc Murray est une ville champignon qui a poussé ces dernières années depuis que le gouvernement accorde des déductions fiscales aux entreprises pétrolières. Ces réductions d'impôt leur permet de réduire leur coûts d'extraction, de collecter le pétrole et de polluer toute la région.... le procédé d'extraction à partir des sables bitumineux nécessite en effet l'utilisation de beaucoup d'eau, la rivière Athabasca est maintenant supra polluée ..

Depuis la chute des cours, l'extraction du pétrole à partir des sables bitumineux n'est plus rentable, l'Alberta est en récession, les compagnies pétrolières licencient. A cela vient de s'ajouter l'incendie qui a détruit la ville, et la pollution...mais que va devenir Fort Mc Murray...est-ce que ça vaut vraiment le coup de reconstruire tout ça????

Bref! David Dufresne avait fait en 2013, avant la crise, un documentaire appelé Fort Mc Money que je vous recommande... ici le trailer :



Et vous pouvez cliquez sur le lien pour voir le documentaire:
http://ici.tou.tv/fort-mcmoney

dimanche 15 mai 2016

Princess Catherine...

Je suis allée boire UN café avec le cousin d'une copine d'une de mes copines.....UN café...je ne connais pas ce type plus que ça....et voilà qu'il envoie des cadeaux adressés à "Princess Catherine".....ah la vache....j'ai bien ri....

bon j'ai remercié le monsieur...non mais tu vois entre toi et moi ça va pas être possible blablabla (et j'ai aussi mangé les chocolats arf arf arf)

mercredi 11 mai 2016

Le Canada vu par la France-La France vue par le Canada

Ça fait longtemps que je veux faire cet article. Ca me fait toujours marrer d'entendre les commentaires et questions que les français ont à propos du Canada à chaque fois que je reviens en France. J'ai l'impression qu'outre les stéréotypes et idées reçues (ah bon...on ne parle pas français à Toronto?), le Canada fascine les français: contrée lointaine, grands espaces, le rêve américain en français mais avec la sécurité sociale....le paradis quoi! Et j'ai eu envie de faire un tour des chansons populaires françaises qui parlent du Canada pour essayer de comprendre comment les français perçoivent le Canada.

Allez hop c'est parti...

Donc dans l'inconscient collectif le Canada est le pays des grands espaces, de la nature et de la liberté...Line Renaud illustre bien cette vision romantique de la vie dans la forêt au milieu des animaux: "Ma cabane au Canada est blottie au fond des bois, on y voit des écureuils sur le seuil".
Le Canada est un pays où on vit simplement: "Si la porte n'a pas de clé c'est qu'il n'y a rien à voler" et où on y est heureux "Ma cabane au Canada c'est le seul bonheur pour moi, la vie libre qui me plaît, la forêt"




Mais le Canada c'est surtout tout ça: la liberté, l'espoir, le rêve américain.... mais en français (et ça c'est cool quand on est français....ça rassure...) : "Ya dans le sud de la Louisiane et dans un coin du Canada des tas de gars, des tas de femmes qui chantent dans la même langue que toi....." Et quoique la vie semble dure en Amérique, les francophones sont heureux et insouciants : "Tous les acadiens, toutes les acadiennes vont sauter, vont danser sur le violon".



Globalement, dans l'inconscient collectif, ce qui caractérise le Canada c'est avant tout ses saisons. Les chansons québécoises parlent souvent de la rudesse de l'hiver, vous vous souvenez peut-être de la chanson de Gilles Vigneaul: "Mon pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver", "Mon refrain ce n'est pas pas un refrain c'est rafale", "Ma maison ce n'est pas maison c'est froidure", "Mon chemin ce n'est pas un chemin ce n'est pas un chemin c'est la neige".

Et vous connaissez peut-être la chanson de Jean leloup qui illustre bien l'isolement que l'hiver impose: "Je crois que je vais rester chez moi, car il fait si froid dehors au mois de janvier" et la sensation d'angoisse que l'immobilité crée en nous "Les grands froids ont cessé tout mouvement, la glace est dure, les fenêtres cassantes, la nuit est noire et le ciel est inquiétant".

Et peut-être que vous avez entendu la chanson de Lisa Leblanc qui montre bien l'incorfort que les changements extrêmes de température nous font ressentir: "Hostie qu'y fait chaud....dire qu'ya 6 semaines on s'promenait en suit de skiddoo". 

Du côté des français, Joe Dassin est peut-être celui qui a le mieux illustré les émotions que nous font ressentir les saisons ici. L'été indien: "Cette saison qui n'existe que dans le nord de l'amérique", est une saison calme, pendant laquelle on est appaisé, il fait beau et chaud, les couleurs sont belles, on a l'impression que tout va continuer comme ça et que le bonheur va durer toute la vie...



Mais non ahah!  L'arrivée de l'hiver fait peur ....quand les températures commencent à chuter on a vraiment l'impression que c'est fini, qu'on est prisonnier et qu'on va tous mourir : "L'hiver vient d'éclater, le St Laurent est prisonnier d'un décembre qui va bien durer 6 mois", "Quand les jours ressemblent aux nuits sans éclaircies à espérer....qui peut croire que l'été nous reviendra"...c'est vrai que le St Laurent qui est pris dans les glaces, c'est quelque chose....

Et puis finalement, quand le printemps revient, la vie et l'espoir reprennent: "Quand les enfants ont les pieds secs on tourne le dos à l'hiver, c'est la fête du printemps, le grand retour du St Laurent, on dirait que les gens sortent de la terre".... là aussi c'est vraiment ça.....



Une autre vision du Canada que j'aime beaucoup a été chantée par Véronique Sanson qui a habité quelque temps à Vancouver. Certes, le Canada représente le rêve américain où on est libre de vivre sa vie.  Mais quoi? Et puis après? Quoi faire maintenant que tout est possible, que faire de sa vie?: "Je mène ma vie comme un radeau perdu", C'est difficile, le choix d'une vie, je rêve de choses dont j'ai réellement envie....je chante dans le port de Vancouver...."



Les stéréotypes ont quand même la vie dure. La vision de Montréal par Grand Corps Malade est comment dire....très superficielle à mon humble avis...certes  Montréal est à cheval entre l'Europe et l'Amérique, entre le français et l'anglais, entre le passé et le futur..... mais le Québec est quand même bien plus qu'un accent et des gens qui sont de bonne humeur....enfin....



Ceci dit, quand on fait l'exercice inverse, et qu'on essaie de comprendre comment les canadiens voient la France et les français on se rend compte que les stéréotypes dans ce sens là ont aussi la vie dure....Linda Lemay résume bien ce que les canadiens pensent de nous: nous mangeons n'importe quoi, nous buvons beaucoup, nous ne sommes pas capable de comprendre le québécois ...... j'ai entendu ça tellement fois....ahlala ...les français sont quand même plus que des mangeurs de tête de veau ...enfin....



Il ne faut toutefois pas généraliser. Les jeunes générations sont plus ouvertes et comprennent le fait que les 2 cultures valent le ce coup d'être découvertes et comprises. Par exemple, Ariane Moffat (avec qui j'avais parlé une fois à Paris, je me la pète un peu...c'était tellement improbable cette rencontre) vient souvent France. Paris lui fait du bien, l'aide à se construire mais elle n'oublie pas pour autant sa culture, son pays, son identité: "Je reviens à Montréal, le coeur emballé de courage, je serais rentrée à la nage si je n'avais pas eu tant de bagages" "Mon ivresse n'a rien d'un mirage, Paris a engueulé ma rage, fini les enfantillages, je range mes peurs au garage".



Mais Paris reste quand même la ville de l'amour pour les canadiens... autant en Amérique on est libre d'être soi, autant à Paris on est libre d'aimer. Et ça...ça fascine les canadiens... cette liberté d'aimer passionnément, cette liberté de séduire, de charmer, de plaire : "Oh I miss Paris pornography...I miss you crazy, I miss the way you used to love me". Ah ben c'est vrai qu'on est comme ça....et j'aime bien cette chanson ;)



Et puis finalement, les Cowboys Fringants illustrent bien ce qui se passe dans ma tête. Au final, la France et le Canada se mélangent. J'habite à Toronto, je travaille à Paris... j'ai le cul entre 2 chaises, entre 2 cultures, tout se mélange, les cultures, les saisons, mon identité...c'est plus très clair...et c'est pas grave ;) :"Tu m'écris il pleut à Montréal, je te lis il neige à Paris... le monde tourne à l'envers cet an ci".



En bref à travers les chansons populaires, on voit bien comment le monde évolue je trouve... mondialisation...on voyage plus, on communique plus, on se connaît plus. Notre vision de l'autre est moins naïve et moins romantique, je trouve. Je vois souvent dans les news françaises des nouvelles de ce qui se passe au Canada (et l'inverse est vrai aussi). On se rend compte que finalement on a plein de différences mais aussi des points communs, mais surtout qu'on se fascine mutuellement...

dimanche 8 mai 2016

Toronto: ville en construction

Toronto est en grand chamboulement. Ca fait plusieurs années que ça dure mais on dirait que ça va continuer comme ça pendant un moment....ca déconstruit et ça reconstruit de partout. La ville se verticalise. Les maisons disparaissent, à leur place les tours poussent comme des champignons. C'est impressionnant.

Prenons un exemple: mon quartier, qui était assez résidentiel...avant....mais c'était avant.......

Donc commençons le tour du quartier sur Eglinton avenue, la grosse artère à côté de chez moi. Allez hop c'est parti! Donc sur Eglinton...c'est le bazar! La rue est bloquée à cause de la construction du tramway qui sera en partie sous-terrain. Les grosses machines servent à creuser le trou. Notez aussi sur la gauche sur la première photo, les 2 nouvelles tours gigantesques (environ 35-40 étages) qui se terminent.





Je continue sur Eglinton et j'arrive sur l'autre grosse artère: Yonge,  là où il y a le métro. 2 tours de 30-40 étages sont en cours de constructions: les fondations sont faites, ça va commencer à monter bientôt... 


Je remonte Yonge et je tourne sur Roehampton. Sur la gauche, la nouvelle tour qui fera face aux 2 autres tours du coin Yonge and Eg est presque finie.


Hop pour rentrer à la maison je dois passer au milieu des travaux avec les camions qui apportent le matos de construction soit pour les 2 tours du coin Yonge and Eg soit pour la tour de gauche.......c'est folklo...


En continuant...paf sur la droite, les maisons vont êtres détruites, une tour de 34 étages devrait se monter... (on arrive encore à distinguer mon immeuble de 12 étages arf arf arf)

En attendant, les bâtiments plus anciens du quartier ont entamé des rénovations... à l'intérieur chez moi...les balcons pour les 2 bâtiments ci-dessous:


 Et hop j'arrive chez moi et juste à côté, les p'tites maisons ont été détruites et l'immeuble de 34 étages commence à monter


A la maison, sur mon balcon, la tour sur la droite qui va donc faire 34 étages....et au fond les 2 tours sur Eglinton qui se sont tout juste finies.

La ville entière est dans cet état....C'est dingue!

dimanche 1 mai 2016

Restoule park

Quelques photos du dernier camping que j'avais fait en automne dernier à Restoule park, un tout petit parc au nord d'Algonquin. C'était cool, malgré la pluie, le vent, le froid et une balade mémorable à essayer de trouver un parc dans les alentours... qu'on n'a jamais trouvé of course....ahlala! Bon c'était quand même cool.